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Les valeurs

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Les valeurs du Judo

 

Le Judo véhicule des valeurs fondamentales qui s'imbriquent les unes dans les autres pour édifier une formation morale. Le respect de ce code est la condition première, la base de la pratique du Judo.

"Le but final du Judo est d'inculquer à l'homme une attitude de respect pour le principe de l'efficacité maximum, du bien-être, de la prospérité mutuelle et de le conduire à observer ces principes." Jigoro Kano, fondateur du Judo.

 

  • Le code moral

La politesse, c'est le respect d'autrui

 

Le courage, c'est de faire ce qui est juste

 

L'amitié, c'est le plus pur des sentiments humains

 

Le contrôle de soi, c'est de savoir se taire lorsque monte la colère

 

La sincérité, c'est s'exprimer sans déguiser sa pensée

 

La modestie, c'est parler de soi-même sans orgueil

 

L'honneur, c'est être fidèle à la parole donnée

 

Le respect, sans lui aucune confiance ne peut naître

 

  • Seiryoku Zenyo, le meilleur emploi de l'énergie

 

Dans sa pratique le judoka est à la recherche du meilleur emploi de l’énergie physique et mentale. Ce principe suggère l’application à tout problème de la solution la plus pertinente : agir juste au bon moment, utiliser la force et les intentions du partenaire contre lui-même.
Il incite à une recherche constante et dynamique de perfection.

 

  • Jita Yuwa Kyoei, Entraide et Prospérité mutuelle

 

En Judo, les progrès individuels passent par l’entraide et par l’union de notre force et de celle des autres. La présence du partenaire, du groupe est nécessaire et bénéfique à la progression de chacun.

 

  • Shin Gi Tai

Shin, Gi et Tai correspondent à trois éléments unis dans la pratique mais distincts dans la conceptualisation. Leur ordre de présentation ne présume en rien de leur priorité ou importance : les isoler permet avant tout l’analyse de leurs interdépendances.

Shin

Le caractère Shin (?), qui peut également se lire kokoro, est une représentation stylisée du cœur (l’organe) dont il a également le sens. Mais l’image véhiculée est celle du centre d’un système qui irrigue jusqu’au plus petit des vaisseaux sanguins, jusqu’à la moindre cellule puis qui recueille, retraite en retour pour à nouveau alimenter de “sang neuf” le système tout entier. De façon générale, il s’agit donc de ce qui se trouve au centre. Au centre de l’émotion, du mouvement, de la motivation, de l’intention et c’est pourquoi il possède également ces différents sens ainsi que celui de force spirituelle. Shin représente donc la dimension spirituelle. 

Gi

Le caractère Gi (?) signifie “main capable d’un travail aussi minutieux qu’une petite branche”. Il s’agit de la technique, mais il faut la différencier du jutsu de jû-jutsu, par exemple. Dans le second cas, il s’agit de techniques codifiées et traditionnelles transmises de maître à disciple sans ajout ni modification. Gi, lui, n’est ni la méthode, ni la “recette”, mais la maîtrise de cette technique, par le travail, par la pratique. Il s’agit de l’habileté technique intériorisée. Ce même caractère peut également se lire “waza”, que l’on retrouve notamment dans tokui-waza, le “spécial”, ou plus exactement “la technique dont on a la connaissance la plus intime”.

Tai

Le caractère Tai (avant qu’il ne soit simplifié fin 1946) signifie “les os correctement organisés”. Tai est le corps (Tai Otoshi), la dimension physique, le moteur du mouvement. Il est le moyen par lequel s’exprime le Shin au travers de Gi. Sa capacité de réponse à l’intention et d’adaptation à la situation dépendant du niveau de pratique. La répétition précise des mouvements, aussi bien des techniques que des habiletés techniques fondamentales sur de longues années permet d’entretenir et cultiver ce que l’on appelle “la mémoire du corps”

D’une manière un peu schématique on peut voir les choses de la manière suivante. Lorsqu’on est jeune et peu expérimenté, la notion Tai qui représente le corps prend plus d’importance que les deux autres principes Shin et Gi. 
A force de travail et de répétition des techniques, la notion Gi (la technique) va s’affirmer. Le pratiquant ne base plus sa pratique uniquement sur ses qualités physiques mais aussi sur l’efficacité de ses techniques. Une bonne technique est sensée tirer le meilleurs partie de son énergie. C'est-à-dire utiliser le minimum d’énergie pour obtenir un maximum d’efficacité. A ce stade, la notion Gi est prépondérante, la notion Tai (corps) vient en second plan et enfin la notion Shin (esprit) termine le cortège.
En vieillissant le pratiquant voit ses capacités physiques diminuées. S’il a pris soin de faire évoluer sa pratique de façon à ce que son efficacité ne dépende pas uniquement de ses qualités physiques, alors il peut encore parcourir un chemin important. Il doit pour cela transcender la technique et passer au stade Shin où l’esprit prend alors la place d’honneur.