Participer au site : news photo video
avatar Se connecter
Katas

Katas


groupesToute l'association

Les Katas

 

 

Responsables de la commission : Maître Serge OUDART et Olivier DUBOIS

 

" Les Kata sont l’esthétique du Jûdô. Dans les Kata se trouve l’esprit du Jûdô, sans lequel il est impossible d’apercevoir le but ” Kanô Jigorô, Maître-fondateur du Judo (1860-1938)

Le Kata est une philosophie de l’acquisition et de la transmission des connaissances de la Tradition japonaise. 

Le Kata, outil philosophique et pédagogique, a été choisi par le fondateur du Jûdô pour assurer la transmission de son art.

"Kata" veut dire "forme fondamentale", c'est le moule d'où est issue la technique de base. C'est pourquoi le déroulement de ces techniques fondamentales doit se poursuivre inaltéré à travers le temps, les modes ou les tendances personnelles. Car la "forme" (mouvement) doit assurer la survie du "fond" (esprit du geste).

Il faut retrouver sans cesse dans le kata les principes mêmes sur lesquels Jigoro Kano avait conçu son art :

             - Jita Kyoei : Entraide et prospérité mutuelle, à travers l'éxecution de techniques ensemble

             - Seiryoku Zenyo : "Meilleur usage de l'énergie", pour un maximum d'efficacité avec un minimum d'effort (usage intelligent de l'énergie)

 

  • Le Nage-No-Kata (forme des projections)

Au départ (aux environs de 1884), Le Nage No Kata ne comportait qu'une dizaine de techniques. Il ne fut achevé sous sa forme définitive qu'en 1908, date à laquelle Kano présenta pour la première fois publiquement les deux premiers Kata (Nage No Kata et Katame No Kata). Ce fût lors des réunions du Butokukai, réunions présidées par Kano, entouré des plus grands maîtres des dernières écoles de Ju Jitsu existantes. Ils furent aussitôt adoptés et devinrent les katas dits de « randori » (Randori-no-kata) afin qu’ils soient distingués du Kime-no-kata (formes techniques de décision pour le combat réel)

Il présente les principales formes de projection. Le kata est composé de trois techniques dans chacun des cinq groupes de projections du judo: techniques de mains (te waza), techniques de hanches (goshi waza), techniques de pieds (ashi waza), techniques de sacrifice arrière (ma sutemi waza) et techniques de sacrifice latéral (yoko sutemi waza).

Chacune des quinze techniques doit être exécutée deux fois dans un ordre spécifique: d'abord en kumi-kata (prise du judogi) à droite puis à gauche. La démonstration de ce kata en tant que Tori fait partie des tests pour le passage de la ceinture noire. Le rôle de Uke requiert d'être projeté trente fois.

Le kata a été conçu par Jigor? Kan? en 1887 dans l'école du Kodokan.

 Il s'agit ici de mettre en valeur des principes essentiels propres aux techniques de projection : le déséquilibre, le placement et la chute.

Le Nage-no-kata fait partie, avec le Katame-no-kata du Randori No Kata.

Les 3 premières séries sont présentées pour le 1er dan, la totalité pour le 2ème dan

Guide du Nage-No-Kata

 

  • Le Katame-No-Kata (forme des contrôles)

             

 

Le katame no kata est un kata du judo inventé entre 1884 et 1887 par Jigor? Kan?.

Le katame no kata est le kata des techniques de contrôle (immobilisations, étranglements et luxations) au sol. Ce kata est présenté pour le 3e ou 4e Dan.

Il présente les principaux aspects du judo au sol. Il comporte quinze techniques réparties en trois séries. La première série concerne les Osaekomi Waza (immobilisations), la seconde série les Shime Waza (techniques de strangulation) et la troisième série présente les Kansetsu Waza (luxations, clefs). Toutes les techniques sont présentées dans leur forme de base, puis à partir des réactions programmées du partenaire, dans leurs adaptations possibles.

Guide du Katame-No-Kata

 

  • Kime-No-Kata (forme de décision)

 

Ce kata, crée en 1907, est peut-être le plus martial de tous les katas. Il trouve son origine aux sources mêmes du judo : le jujitsu.

Le kime-no-kata est à la fois une recherche technique et spirituelle ; à travers toutes les défenses effectuées, il conduit le pratiquant à retrouver l'état d'esprit, le kime qui animait les samourais au moment du combat (esprit de décision)

Ce kata est composé de deux séries. La première série comporte huit techniques et est exécutée en Idori (agenouillée) .La seconde série présente douze techniques et est éxecutée en Tachi-aï (debout).

Les techniques de self défense sont tantôt appliquées contre un adversaire à mains nues puis armé d'un couteau, et enfin attaquant avec un sabre.

Les attaques et les défenses sont accompagnées du KIAI. Tori se défend en utilisant des techniques de projection, d'étranglement, de luxation et aussi d'atémis largement utilisées en jujitsu.

Le Kime-no-kata est présenté pour le 3ème ou 4ème dan.

Planche kime-no-kata

 

  • Goshin-jitsu no kata (forme moderne de défense)

Créé en 1956 sous la direction de Tomiki et Kotani, c'est le plus récent des kata de judo.

 Il faut donc le considérer comme un ajout moderne au kata de judo, rendue nécessaire parce que l'époque actuelle a obligé à envisager des situations d'agression différentes de celles d'autrefois, notamment par l'usage possible d'armes à feu.Le Goshin-jutsu du kodokan doit être considéré comme un nouveau Kime no kata (shin kime no kata), avec de nombreuses similitudes techniques.

Il incorpore des techniques d'aïkido à travers l'influence de Kenji Tomiki. Il est constitué de 21 techniques de défense contre différents types d'attaques, attaques en saisie (au nombre de 7), attaques en atémis (5), avec un tanto (couteau japonais, 3), un bâton (longueur 1m environ, 3) et un pistolet (3).

Guide du Goshin-Jitsu no kata

 

  • Gonosen-No-Kata (forme des contre-prises)

Le Go no sen est un exercice de contre-prises de judo, mais n'est pas considéré comme un kata à proprement parler par le Kodokan. Il se décompose en deux séries de six techniques chacune. La première série correspond à des techniques de jambes (hashi-waza), la seconde à des techniques de hanches (koshi-waza) ou de bras (te-waza).

Ce kata est au programme des 3e ou 4e Dan (depuis la saison 2010-2011, 4e dan avant cette saison). Il peut se présenter de deux manières possibles :

  • en "statique" : dans ce cas, les deux partenaires se replacent face à face pour chaque mouvement et présentent les techniques directement.
  • en "dynamique" : dans ce cas, les deux partenaires sont mobiles et réalisent les techniques dans leurs déplacements.

Sur l’ensemble du kata Uke doit attaquer avec sincérité afin de rendre le contre de Tori plus efficace

Plaquette Gonosen-no-kata

 

  • Ju-no-kata (forme de la souplesse)

Le Ju-No-Kata est un kata de judo inventé par Jigoro Kano en 1887.

C'est un kata basé sur la souplesse et la flexibilité pour vaincre la force brute. Il est composé de 3 séries de 5 techniques chacune et est présenté en France pour l'obtention du 5e dan.

Le ju-no-kata est la forme de la souplesse.Le but de ce Kata est montrer que la souplesse maîtrise la force. Exercer des mouvements réels de décision en souplesse. Il est structuré par des techniques à mouvements lents dont les méthodes d’attaque et de défense sont pleines de force, expressive et physique. Le kata contient (depuis 1907) trois séries de cinq techniques sans projections.

Toutes les techniques s'arrêtent au kake, la phase de projection encore réversible. Ce kata est souvent utilisé pour l'échauffement.

Ju-No-Kata en images

 

  • Itsutsu-no-kata (forme des 5 principes)

???????

C'est le plus court de tous les katas puisqu'il ne comporte que cinq techniques. Il présente ainsi les cinq principes du judo :

-- mobilisation de l'énergie.

-- une résistance.

-- force centripète.

-- alternance.

-- vide.

C'est un kata que l'on considère comme "supérieur" puisque nécessitant une bonne expérience du judo pour le pratiquer et le comprendre. Il est composé de 5 principes représentatifs du judo que l'on a trouvé en premier dans la nature. On le voit inachevé car ce n'est pas le maître Jigor? Kan? qui lui a donné son nom.

Itsutsu no kata en images

 

  • Koshiki-No-Kata (forme antique)

Ce kata présente les formes antiques de self défense en deux séries comportantrespectivement 14 et 7 techniques.

La première série (Omote) est effectuée lentement puisque les combattants sont présumés porter une armure. La deuxième série (Ura) s’enchaîne rapidement sans aucun temps d’arrêt.

Le Koshiki no kata a pour élément essentiel l'étude de la position fondamentale.

Koshiki-no-kata en images

 

  • Seiryoku-Zenyo-Kokumin-Taiiku (le kata "oublié")

Il s’agit d’un kata « d’Education Physique Nationale, basée sur le principe du Maximum d’Efficacité »

Il a été crée par Jigoro KANO en 1924

Ce kata se compose de 2 parties, la seconde étant, elle-même divisée en 2 sous parties :

1. Première partie : Tandoku-renshû (Exercices réalisés seul)

2. Deuxième partie : Sôtai-renshû (Exercices réalisés à 2, comme dans tous les autres katas de judo)

a. Kime-shiki (Méthode de décision), à rapprocher du Kime-No-Kata

b. Jû-shiki (Méthode de souplesse), extrait du Ju-No-Kata

Il faut remarquer que la première partie, composée d’atémis peut se pratiquer en tout lieu, sans aucun équipement particulier, et dans n’importe quelle tenue. Il a donc vocation à se développer dans les dojos mais également en dehors (écoles, entreprises, lieux publics, chez soi…)

Ce kata combine « des attributs tels que l’intérêt et l’utilité, en même temps que le développement de la force et de la santé »